« Je m’appelle Merima Mehmeti. Et je suis Rom. Aujourd’hui, je prononce ces deux phrases avec assurance. Cela n’a pas toujours été le cas. » Merima, engagée dans l’association anversoise Bahtale Romnja, raconte comment des générations de discriminations ont appris à beaucoup de familles « le silence et la dissimulation » de leurs racines.[1]
Ce racisme, pourtant, ne se cache pas : on l’entend dans des blagues, des discours politiques, la presse. En avril 2026, Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, le décrivait comme « structurel et largement banalisé ».[2] Visible, donc, mais rarement nommé comme tel : c’est ce paradoxe que cette analyse veut éclairer. Elle ouvre un cycle que BePax souhaite mener non pas sur, mais avec les communautés concernées, en faisant entendre leurs voix et en relayant leurs revendications.
Qui sont les Roms ? Des parcours pluriels
En romani, la langue des Roms, « Rom » signifie « homme d’ethnie romani » ou « mari » selon les variantes du romani ou les auteur·rices.[3] En 1971, à Londres, le premier Congrès mondial rom en a fait le nom commun de l’ensemble des groupes. Il a aussi adopté un drapeau, un hymne, Gelem, Gelem, et une date : le 8 avril, devenu la Journée internationale des Roms. Les mots « tsigane », « gitan » ou « gypsy », eux, ont été donnés de l’extérieur, souvent pour stigmatiser. Le militant rom Imer Kajtazi le dit clairement : « Nous ne sommes pas des « gitans ». Ce terme est stigmatisant et nie notre identité. »[4] C’est pourquoi nous parlons ici de racisme anti-Roms, plutôt que d’« antitsiganisme » (construit sur le mot « tsigane ») ou de « romaphobie » (une « phobie » évoque une peur individuelle, et non un système).[5]
Derrière ce nom commun se trouvent des familles aux histoires très différentes, qui ne se désignent d’ailleurs pas toutes comme roms et ne sont pas arrivées en Belgique au même moment. Les premières, des familles manouches et sinté·es, sont là depuis le 15ème siècle, et beaucoup sont belges depuis des générations.[6] C’est dans l’une d’elles qu’est né, en 1910, dans une roulotte à Liberchies, près de Charleroi, le guitariste Django Reinhardt, l’un des pères du jazz européen.[7] À la fin du 19ème siècle sont arrivées des familles de l’actuelle Roumanie, tout juste libérées de l’esclavage, aboli en 1855-1856.[8] Depuis la chute du « rideau de fer » en 1989,[9] d’autres ont fui les guerres en ex-Yougoslavie et au Kosovo,[10] ou sont venues de Slovaquie (membre de l’Union européenne depuis 2004), de Roumanie et de Bulgarie (depuis 2007), et plus récemment d’Ukraine. S’y ajoutent des familles doms, venues notamment de Syrie : des communautés apparentées aux Roms, qui parlent le domari et vivent aussi au Liban, en Jordanie ou en Turquie.[11] Tous les Roms ne sont pas non plus des « Gens du voyage », et inversement.[12] Il n’existe donc pas une « communauté rom » unique, mais des parcours pluriels.
Pourtant, l’image qui domine reste celle de la mendicité. Elle ne reflète pas la majorité : à Bruxelles, où vivraient environ 12 000 Roms, seules 6 % des familles roms sont sans abri. L’emploi se diversifie, et de plus en plus de jeunes obtiennent un diplôme du secondaire.[13] Et là où la précarité existe, elle n’est pas un trait du groupe : elle est en grande partie produite par les discriminations.
Combien de Roms vivent en Belgique ? Les estimations vont de 20 000 à 40 000 personnes.[14] Impossible d’être plus précis : la Belgique ne recense pas l’origine ethnique, pour les Roms comme pour toutes les minorités.[15] Il n’en a pas toujours été ainsi : jusqu’au milieu des années 1970, une « carte tsigane » obligeait les personnes nomades à se présenter régulièrement à la commune.[16] Les Roms sont ainsi passé·es d’un fichage qui servait à les surveiller à une invisibilité dans les chiffres.
Des préjugés qui ont une histoire
Les clichés sur les Roms (voleur·euses, nomades, asociaux·ales) ne doivent rien au hasard : ils ont été construits au fil des siècles pour justifier l’exclusion.
Parti·es du nord de l’Inde au premier millénaire, les ancêtres des Roms sont présent·es dans l’Empire byzantin[17] dès les 11ème-12ème siècles, puis en Europe de l’Ouest aux 14ème-15ème siècles, où les ordres d’expulsion se multiplient. En Valachie et en Moldavie (l’actuelle Roumanie), les Roms sont réduit·es en esclavage pendant près de cinq siècles, jusqu’en 1855-1856. Pour des chercheur·euses roms comme Ian Hancock, c’est là que se forge l’idée de Roms « inférieur·es ».[18] Le nomadisme n’a rien de « naturel » : ce sont souvent les persécutions qui ont forcé les familles à bouger, et la plupart des Roms d’Europe sont aujourd’hui sédentaires. En Belgique, dès 1933, les « nomades étrangers » doivent porter un carnet qui trace leurs déplacements.[19]
La persécution culmine au 20ème siècle : sous le régime nazi et ses alliés, entre 220 000 et 500 000 Roms et Sinté·es sont assassiné·es. Plusieurs mots coexistent pour le nommer, à l’image de la diversité des communautés : Samudaripen (« meurtre total ») ou Porjamos (« dévorer »)[20]. En Belgique, le 15 janvier 1944, le « convoi Z » quitte la caserne Dossin, à Malines, pour Auschwitz-Birkenau avec 351 personnes, dont beaucoup d‘enfants. Une quizaine seulement ont survécu.[21] Déportée à 10 ans, l’Autrichienne Ceija Stojka a survécu à trois camps ; des décennies plus tard, elle s’est mise à peindre et à écrire pour témoigner, notamment dans Auschwitz est mon manteau.[22]
C’est aussi une histoire de résistance. Le 16 mai 1944, à Auschwitz-Birkenau, les prisonnier·ères du « camp des familles » apprennent que les SS[23] viennent les exterminer. Armé·es de ce qu’iels trouvent, iels les repoussent et retardent leur assassinat jusqu’au 2 août 1944. Le 16 mai est devenu la Journée de la résistance rom.[24]
L’Allemagne ne reconnaît ce génocide qu’en 1982, après des années de mobilisation des Sinté·es et Roms allemand·es. En 2015, le Parlement européen fait du 2 août la journée européenne de commémoration.[25] En Belgique, le Groupe des Sages[26] présidé par Françoise Tulkens a remis en 2025 trente recommandations sur le rôle de la SNCB dans les déportations. L’une d’elles propose une réparation concrète : que la SNCB mette des terrains à disposition des familles qui vivent en caravane, alors que les places manquent cruellement. En juillet 2026, elles attendaient toujours une décision du gouvernement, et la Belgique n’a toujours pas reconnu officiellement le 2 août 1944.[27] Or, tant qu’un crime n’est pas pleinement reconnu, les préjugés qui l’ont rendu possible continuent d’agir.
Aujourd’hui : un racisme visible, rarement nommé
Le racisme n’est pas seulement la haine de quelques individus : c’est un système qui classe des groupes humains et produit des inégalités d’accès aux droits, même sans intention de nuire. Il prend deux formes.
La première forme est visible. En septembre 2023, Conner Rousseau, alors président de Vooruit, suggère que la police utilise la matraque contre des Roms de Saint-Nicolas. L’asbl bruxelloise Kham porte plainte ; il quitte la présidence de son parti en novembre.[28] Unia enregistre cette année-là un pic de signalements, et encore 46 en 2025, alors que beaucoup de victimes se taisent par méfiance ou par peur.[29] La seconde est institutionnelle : des règles et des pratiques, plus discrètes, qui produisent de l’exclusion au quotidien.
Elle se manifeste d’abord dans le logement. « Les Roms sont souvent rejetés par les propriétaires et victimes d’expulsions forcées », constate Imer Kajtazi. Des familles voient des logements devenir soudain « indisponibles » quand le ou la propriétaire soupçonne une origine rom. Pour les familles qui vivent en caravane, les terrains manquent : la Belgique a été condamnée en 2012 par le Comité européen des droits sociaux, un constat répété en 2021 et 2023.[30] Sans terrain, pas d’adresse ; sans adresse de référence,[31] pas de droits sociaux. Tina Drutti, elle, vit dans une maison, « pas par choix », mais « parce que la société n’a pas de place pour [elle] ». Ses filles et ses petits-enfants vivent sur un terrain. Elle attend depuis des années un emplacement pour sa caravane : « Dans ma maison, je me sens enfermée et seule ; mon cœur est sur le terrain. » Pour elle, une maison n’est pas un foyer. Le manque de terrains menace tout un mode de vie, et elle s’inquiète pour ses petits-enfants : « Seront-iels bientôt contraints d’abandonner leur culture ? »[32] L’hostilité peut aller jusqu’à la violence : en mars 2025, le tribunal de Liège a condamné un homme qui avait tiré trois fois sur des caravanes habitées, en retenant le mobile raciste comme circonstance aggravante.[33]
À l’école, environ 95 % des enfants roms sont inscrits dans l’enseignement obligatoire, mais seuls 70 % des 4-6 ans vont en maternelle, contre plus de 98 % des 3-5 ans en Flandre.[34] Contrairement à un cliché tenace, ce n’est pas un désintérêt, mais des refus d’inscription, des déménagements forcés, la barrière de la langue, et des enfants « plus souvent confrontés à la ségrégation, aux préjugés ou à des attentes moins élevées de la part des enseignants », selon Imer Kajtazi. Des réponses viennent des communautés elles-mêmes : à Molenbeek, l’asbl Foyer emploie des médiateur·rices roms, comme Roake Burducea, qui font le lien entre familles et écoles.[35]
Du côté de la police, en mai 2019, une opération a saisi des caravanes avec un usage de la force jugé excessif. Imer Kajtazi observe que « les stéréotypes et les préjugés influencent davantage les décisions que l’égalité de traitement ». C’est le profilage ethnique : être contrôlé·e ou soupçonné·e à cause de son apparence ou de son origine. Dans les médias, les Roms apparaissent surtout à travers la manche, la délinquance ou les « camps illégaux », alors que le code de déontologie des journalistes leur demande d’éviter les stéréotypes.[36]
Du côté des pouvoirs publics, la Stratégie nationale d’intégration des Roms 2020-2030 n’a été adoptée qu’en 2022. Elle contient peu de mesures nouvelles, presque toutes sans budget ni indicateur de suivi. Les Roms ne représentaient qu’environ 15 % des participant·es aux consultations.[37] Sans moyens, une stratégie reste une déclaration d’intention.
Résister, se raconter, s’organiser
Les communautés roms se racontent elles-mêmes, y compris par l’art : en 2022, Małgorzata Mirga-Tas est devenue la première artiste rom à représenter un pays à la Biennale de Venise, avec d’immenses tableaux textiles qui font entrer les Roms dans l’histoire de l’art européen.[38] Et elles s’organisent : Bahtale Romnja à Anvers, Kham à Bruxelles, MolenRom à Molenbeek, ESMA à Charleroi, aux côtés du Foyer ou du CMGV.[39] Nous voulons relayer leurs revendications plutôt que les reformuler. Elles demandent d’abord d’être consultées et de décider des politiques qui les concernent : « Rien sur nous sans nous ». Elles réclament aussi un financement structurel de leurs associations et des médiateur·rices roms, une stratégie nationale budgétée et évaluée, des terrains en suffisance et le retour d’un recours sur l’adresse de référence. Enfin, elles demandent la reconnaissance officielle du 2 août 1944 et la mise en œuvre des recommandations du Groupe des Sages.[40]
Et nous, que pouvons-nous faire ? D’abord, apprendre à déconstruire nos propres préjugés sur les Roms, en nous informant et en nous formant : personne n’y échappe, car ces clichés ont été transmis pendant des siècles. Ensuite, ne plus les laisser passer, que ce soit dans nos conversations, nos pratiques professionnelles ou les médias. Nous pouvons aussi signaler à Unia les discriminations dont nous sommes témoins, car chaque signalement aide à rendre ce racisme visible. Enfin, nous pouvons soutenir les associations roms, relayer leur parole et leurs revendications, et nous joindre aux commémorations du 16 mai et du 2 août 1944, pour que cette histoire ne soit plus oubliée.
Gabrielle Deswaef.
Relecture par Delphine Moujahid, Océane Blavot, Fariha Ali, Pascale Piron
[1]Mehmeti, M. (2026). Témoignage dans Unia, Discrimination à l’égard des Roms et des Gens du voyage en Belgique. Unia, p. 18-20. https://www.unia.be/files/Rapport-Roms-et-Gens-du-voyage_FINAL_FR.pdf [ci-après : Unia (2026)].
[2]Unia (8 avril 2026). « Roms et Gens du voyage : Unia pointe un racisme structurel et largement banalisé » [communiqué de presse]. https://www.unia.be/files/20260408-ComPr-rapport-Roms.pdf
[3]Conseil de l’Europe (2012). Glossaire terminologique raisonné du Conseil de l’Europe sur les questions roms. Conseil de l’Europe, p. 5-7. https://rm.coe.int/CoERMPublicCommonSearchServices/DisplayDCTMContent?documentId=0900001680088eaa [ci-après : Glossaire CoE (2012)].
[4]Kajtazi, I. (2026). Témoignage dans Unia (2026), p. 7-8.
[5]L’expression « racisme anti-Roms » est notamment défendue par la chercheuse Margareta Matache. Voir : Matache, M. (2025). The Permanence of Anti-Roma Racism: (Un)uttered Sentences. Routledge.
[6]Unia (2026), p. 10 ; Liégeois, J.-P. (2007). Roms en Europe. Éditions du Conseil de l’Europe. Les Sinté·es vivent surtout dans les régions germanophones et au Benelux ; en France, on les appelle Manouches. Source : Glossaire CoE (2012), p. 7.
[7]Larousse. « Jean-Baptiste, dit Django Reinhardt ». Encyclopédie Larousse en ligne. https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/wd/140610
[8]Unia (2026), p. 10 ; Hancock, I. (1987). The Pariah Syndrome: An Account of Gypsy Slavery and Persecution. Karoma.
[9]Frontière qui a séparé, de 1945 à 1989, l’Europe de l’Ouest des pays communistes de l’Est.
[10]Unia (2026), p. 10. La Yougoslavie était un État fédéral (1945-1992) qui regroupait la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie (dont le Kosovo, indépendant depuis 2008), le Monténégro et la Macédoine du Nord. Son éclatement s’est accompagné de guerres entre 1991 et 2001.
[11]Glossaire CoE 2012 ; Phiren Amenca et Alekov, B. (2025). Rapport de suivi de la société civile sur le cadre stratégique national pour les Roms en Belgique (Roma Civil Monitoring) [ci-après RCM 2025], p. 7
[12]En Belgique, les « Gens du voyage » (environ 10 000 personnes) sont les familles dont la culture est liée à l’habitat mobile. Le groupe le plus nombreux, les Voyageurs, n’est pas rom ; d’autres familles sont manouches, sinté·es ou roms. Sources : Unia (2026), p. 10-11 ; Glossaire CoE (2012), p. 9.
[13]Thomas, M. (2025). « La situation des Roms en Région de Bruxelles-Capitale. Retour sur la conférence de l’ASBL le Foyer ». Journal du droit des jeunes, n° 442, p. 3. JDJ-442-La-situation-des-Roms-en-Region-de-Bruxelles-Capitale.pdf
[14]Estimation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE, 2010), reprise dans Unia 2026, p. 11.
[15]RCM 2025, p. 10.
[16]Unia 2026, p. 11 et 16.
[17]Aux 11ème-12ème siècles, l’Empire byzantin correspondait pour l’essentiel à la Grèce, à la Bulgarie, à la Macédoine du Nord, à l’Albanie, à Chypre et à une partie de la Turquie actuelle.
[18]Hancock, I. (1987), op. cit. ; Matache, M. (2025), op. cit.
[19]Liégeois, J.-P. (2007), op. cit. ; Centre de médiation des Gens du voyage et des Roms – CMGV (12 mai 2025). « Mémoires tsiganes : déportation et génocide des Gens du voyage de Belgique ». CMGV. https://cmgv.be/retour_conference_22_avril_2025/
[20]Hancock, I. (2002). We Are the Romani People. University of Hertfordshire Press.
[21] Unia 2026, p. 17 ; CMGV (2025), op. cit. ; Heddebaut, M. (2018). Des Tsiganes vers Auschwitz. Le convoi Z. Tirésias.
[22]Paulhan, C. (2021). « Ceija Stojka », AWARE – Archives of Women Artists, Research and Exhibitions. https://awarewomenartists.com/artiste/ceija-stojka/
[23]SS (Schutzstaffel, « escadron de protection ») : organisation paramilitaire du parti nazi, dirigée par Heinrich Himmler, responsable notamment des camps de concentration et d’extermination.
[24]Conseil de l’Europe (15 mai 2020), « 16 mai 1944 – un jour inoubliable ». Roms et Gens du voyage. https://www.coe.int/fr/web/roma-and-travellers/-/16-may-1944-a-day-to-remember
[25]Conseil de l’Europe. « Factsheet on the Roma Genocide in Germany ». Roma Genocide. https://www.coe.int/fr/web/roma-genocide/germany-factsheet ; Parlement européen (15 avril 2015). Résolution à l’occasion de la Journée internationale des Roms – antitsiganisme en Europe et reconnaissance par l’Union européenne de la journée de commémoration du génocide des Roms durant la Seconde Guerre mondiale (2015/2615(RSP)).
[26]Le Groupe des Sages a été créé par le gouvernement fédéral belge le 24 janvier 2024 et installé au Sénat le 27 mars 2024, avec pour mission de formuler des recommandations sur la reconnaissance et la réparation du rôle de la SNCB dans les déportations pendant la Seconde Guerre mondiale. Source : Groupe des Sages (2025). Vérité, Transmission, Réparation. La SNCB et les déportations durant la Seconde Guerre mondiale. Recommandations au gouvernement fédéral. Sénat. https://www.senate.be/web/api/lotus/v1/web/media/7ad2951e-0c14-4422-9521-c181c611b162.pdf/inline/GdS_rapport_FR.pdf
[27]Groupe des Sages (2025), op. cit., recommandation 28, p. 37 ; Belga (29 juillet 2026). « Une fondation juive assigne la SNCB en justice pour les déportations de la Seconde Guerre mondiale ». La Libre Belgique. https://www.lalibre.be/belgique/mobilite/2026/07/29/une-fondation-juive-assigne-la-sncb-en-justice-pour-les-deportations-de-la-seconde-guerre-mondiale-PFHZILB4PBB3HAVUCM5YRZ4PWA/ ; Unia (2026), p. 38.
[28]VRT NWS (11 octobre 2023). « Une association d’intégration des Roms porte plainte contre Conner Rousseau ». VRT NWS. https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2023/10/11/une-association-d-integration-des-roms-porte-plainte-contre-conn/ ; VRT NWS (17 novembre 2023). « Conner Rousseau annonce sa démission immédiate de la présidence de Vooruit ». VRT NWS. https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2023/11/17/conner-rousseau-annonce-sa-demission-immediate-de-la-presidence/
[29]Unia 2026, p. 23-25.
[30]Comité européen des droits sociaux (21 mars 2012). Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) c. Belgique, réclamation n° 62/2010, décision sur le bien-fondé ; Comité européen des droits sociaux, Suivi des décisions sur le bien-fondé des réclamations collectives. Constats 2021 et Constats 2023. https://rm.coe.int/findings-2021-fr/1680a5eed9 et https://rm.coe.int/constats-2023-fr/1680aef57c ; Unia (2026), p. 32-33.
[31]L’adresse de référence permet à une personne sans domicile fixe ou vivant en caravane d’être inscrite dans une commune, condition pour accéder à la plupart des droits sociaux. Depuis 2015, il n’existe plus de recours administratif contre un refus. Source : Unia 2026, p. 34 et 40.
[32]Drutti, T. (2026). Témoignage dans Unia (2026), p. 35-36.
[33]Tribunal correctionnel de Liège, 12 mars 2025, cité dans Unia (2026), p. 29 ; La DH (12 mars 2025). « Le concierge qui a tiré trois fois sur un camp de gens du voyage à Grâce-Hollogne avait posé un buste d’Hitler au milieu de son salon ». https://www.dhnet.be/regions/liege/2025/03/12/le-concierge-qui-a-tire-trois-fois-sur-un-camp-de-gens-du-voyage-a-grace-hollogne-avait-pose-un-buste-dhitler-au-milieu-de-son-salon-RCFRXH5DYBBSLCH5K4LY744IAI/
[34]REYN Belgique. « Breaking the Silence: The right of young Roma children in Europe to develop and thrive – Belgium » [infographie]. Opgroeien. https://www.opgroeien.be/sites/default/files/tool-documents/infographic-belgium.pdf (chiffres issus de : Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne – FRA (2020). Roma and Travellers in six countries. Country sheets. https://fra.europa.eu/en/publication/2020/roma-and-travellers-six-countries-country-sheets) ; RCM (2025), p. 14.
[35]BX1 (28 janvier 2022). « Hors Cadre – Roake Burducea ». BX1. https://bx1.be/?p=555559 En Flandre, plusieurs programmes de médiation scolaire ont été supprimés. Source : RCM (2025), p. 15.
[36]RCM (2025), p. 13 ; Kajtazi, I. (2026), op. cit., p. 7 ; Unia (2026), p. 27-28. Le Code de déontologie journalistique du Conseil de déontologie journalistique (CDJ) prévoit, à l’article 28 : « Lorsqu’ils font état de ces caractéristiques, les journalistes évitent les stéréotypes ». https://www.lecdj.be/fr/deontologie/code/
[37]RCM (2025), p. 7 et 10-11 ; Unia (2026), p. 37.
[38]Brown, K. (21 avril 2022). « Two Venice Biennale Pavilions Focus on Roma Experiences, Including the First One Ever Dedicated to a Romani Artist ». Artnet News. https://news.artnet.com/art-world/roma-artists-pavilion-2102875
[39]Alekov, B. (2026). Contribution dans Unia (2026), p. 30-31 ; Phiren Amenca (20 janvier 2025). « Exploring Roma Inclusion in Belgium ». Phiren Amenca. https://phirenamenca.eu/exploring-roma-inclusion-in-belgium/
[40]Kajtazi, I. (2026), op. cit., p. 7-8 ; Unia 2026, p. 37-40.